Amina Ghivalla

Du haut de ses 27 ans, elle à déjà un CV bien rempli!

En effet, ce petit bout de femme d’origine réunionnaise occupe un poste à responsabilité, celui de Category Manager, pour l’enseigne de Grande distribution Leclerc.

La jeune femme vit désormais à Paris, loin des siens et nous raconte son parcours!

Où et quelles études as-tu fais?

A la Réunion, c’est un bac STG Mercatique que j’ai préparé au Lycée Sarda Garriga.
Une fois le diplôme en poche, j’ai quitté l’île et ma famille Direction Lyon où j’ai pu faire un BTS Commerce international.
Mes deux stages d’échanges, ont cependant eu lieu sur l’île, chez Renault et Air France dans l’Import Export.

Une fois les études terminées, ton souhait était-il d’orienter ta recherche d’emploi sur l’île ou plutôt de rester en France métropolitaine?

Même si ma famille me manquait, je ne voulais pas rentrer tout de suite. J’avais beaucoup trop de choses à apprendre et d’expérience à acquérir ici en France et je ne regrette pas ce choix, car à mon retour, la maison Brossette (leader en sanitaire et chauffage à Lyon) m’a donné ma chance et j’ai pu ainsi décroché un premier CDD de 3 mois en tant qu’analyse Pricing.
Ce qui m’a amené par la suite à un CDI sur Paris où j’y ai travaillé pendant 3 ans. Durant une année complète j’ai multiplié les retours d’échange entre Paris et Lyon, ce qui fût très enrichissant.
Après ces 3 années une autre opportunité s’est offerte à moi et j’ai donc intégrer l’entreprise Serge Ferrari, leader mondial des matériaux, et composites souples.
Aujourd’hui je suis Category Manager Chez Leclerc et très fière de mon parcours.

Peux-tu nous dire justement en quoi consiste ton métier actuel?

Alors, mon travail consiste à négocier avec les fournisseurs les prix de demain, appliqués en magasin.
Je suis rattachée au marché de l’épicerie et collabore avec près de 49 fournisseurs tels que Haribo, Tutti, Verquin, têtes brulées pour les bonbons. 

Mais aussi Panzani pour les pâtes. Cirio, Bonduelle, Saupiquet, Petit Navire pour les conserves. 

Concernant le sucre, Saint-Louis Sucre dont la production se situe en partie sur l’île de la Réunion et qui la commercialise sur le marché mondial, et pleins d’autres grands noms encore connus des consommateurs!

La charge de travail a l’air très importante! Quelles sont les principales difficultés que tu rencontres au quotidien pour un poste de cette envergure?

C’est beaucoup de stress à gérer, car je suis jeune et mon métier implique souvent le fait d’être confrontée à des personnes plus âgées et plus expérimentées. Il faut se faire sa place! De plus, Ma « zone de jeu » s’étend sur tout le territoire national donc France métropolitaine et Dom Tom compris! C’est plus de 2000 magasins, drives, centrales que je dois gérer. Je n’ai donc pas le droit à l’erreur.

Je dirai que c’est vraiment l’une des plus grandes difficultés! Avec une politique « prix les plus bas de France » je dois sans arrêt m’assurer que les prix que je mettrais en place, soient bien moins chers que ceux de la concurrence. De là, découleront les négociations avec les fournisseurs! Ce qui n’est pas toujours évident nonplus. C’est un métier qui demande énormément de temps et d’investissement, mais je sais que pour une jeune fille de mon âge c’est une chance inouïe! Et je gagne bien ma vie!

J’aimerai revenir un peu sur ton entretien d’embauche. Tu m’as dit qu’il y’avait des candidats plus âgés et avec sans doute plus de bagages qui s’étaient également présentés? Comment ces échanges avec les recruteurs se sont-t’il passés pour toi et comment as-tu réussi à faire la différence selon toi?

C’était les RH de Leclerc qui étaient présents ce jour là, avec des questions, en majeur partie, basées sur la présentation de l’enseigne. Le but étant de voir si nous avions pris la peine de nous intéresser à cette dernière! C’était assez impressionnant et déstabilisant étant donné qu’ils étaient plusieurs. Mais je pense que ce qui a fait la différence était l’originalité de ma personnalité. Le fait que je vienne des îles était un réel atout puisque cela a démontrer que j’étais prête à sacrifier énormément de choses (famille, soleil, petit confort de vie) afin de chercher du travail. Le fait de partir m’a également permis d’acquérir beaucoup de maturité! Forcément, vous découvrez vos premières responsabilités, vous apprenez à gérer un budget vu que papa et maman ne sont plus là pour le faire, vous encaissez à distance les coups dûrs de la vie comme des décès…

Pour finir, quels projets as-tu pour l’avenir?

Mon souhait serait de pouvoir faire une carrière dans l’international dans un pays anglophone par exemple. Mon retour sur l’île n’est donc pas prévu pour maintenant! Dans un tout autre registre, et en parallèle, je me lance dans la musique et plus particulièrement dans le reggaeton. Un nouveau challenge que j’ai hâte de vous faire découvrir!

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